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John se réveille dans ce qui semble être une cabane. Allongé sur un lit, il a à peine le temps de reprendre ses esprits qu'une jeune femme blonde ouvre la porte du chalet.

Bonnie : Ah, vous êtes vivant.

John : Apparemment.

Bonnie : Alors, comment vous vous sentez ?

John : Je ne sais pas comment le dire poliment.

Bonnie : Moi si. "Bête". C'est le mot qu'on utilise ici. Qu'est-ce que vous faisiez ?

John : Je... Je faisais quelque chose de stupide.

John s'asseoit sur son lit non sans effort.

Bonnie : Vous allez vous en remettre. Vu que vous teniez le coup, le médecin a dit que vous iriez bien. Il a retiré les balles il y a quelques jours.

John : Parfait.

Bonnie : Ca nous a coûté 15 dollars.

John : Je suis désolé, madame. Vous auriez dû me laisser mourir.

Bonnie : Vous vouliez mourir ? C'est ça ? C'est pour ça que vous êtes allé tout droit à Fort Mercer pour chercher la bagarre au pire bandit du comté ? Pour mourir ? Monsieur... euh ?

John : Marston. John Marston.

Bonnie : Bonnie MacFarlane. Miss, Bonnie MacFarlane.

John : Vous avez peut-être raison, miss MacFarlane. J'en sais rien.

Bonnie : Alors, que faisiez-vous ?

John : J'essayais de laisser une chance à Williamson. En souvenir du bon vieux temps.

Bonnie : Vous connaissez Bill Williamson ?

John : Je le connaissais. Il y a longtemps.

Bonnie : Comment était-il ?

John : Stupide.

Bonnie : Un peu comme vous.

John : Merci, miss. Vous avez vu mon chapeau ?

Bonnie : Oui.

Bonnie indique à John son chapeau qui se trouve sur une table.

Bonnie : Bon... et maintenant ?

John : Maintenant, je vais prendre mon temps et m'occuper de lui bien moins amicalement.

Bonnie : Tout ça m'a l'air passionnant, monsieur Marston. Héroïque, même, comme dans ces romans à quatre sous que mon frère aimait lire. En attendant, si vous voulez bien m'excuser, j'ai un ranch à faire tourner. Bien sûr, si vous vous sentez mieux, vous pourriez m'aider à patrouiller le domaine, tout à l'heure, et rembourser une partie de l'argent qu'on a dû payer au docteur.

John : Bien sûr, et merci... de m'avoir sauvé la vie.

Bonnie : La prochaine fois, monsieur Marston, je vous recommande vivement d'essayer de ne pas la perdre si facilement.

John : J'essaierai de m'en souvenir.

Bonnie s'en va, laissant John seul. Celui-ci finit de se préparer et rejoint Bonnie devant chez elle.

Bonnie : Monsieur Marston ! Je vois que vous êtes revenu parmi les vivants...

John : Je me suis dit qu'il était temps de commencer à vous rembourser vos 15 dollars.

Bonnie : Bon, pas de temps à perdre. Les chevaux sont scellés.

Bonnie et John s'en vont patrouiller autour du ranch MacFarlane. Ils passent devant plusieurs bâtiments dont le bureau du contremaître...

Bonnie : Voilà le bureau du contremaître. C'est aussi là qu'on enferme les bons à rien dans votre genre.

John : Je suis très content de ma chambre actuelle, miss MacFarlane.

Bonnie : Bon, voyons si vous savez encore monter à cheval. Venez, je vais vous montrer à quoi ressemble un vrai ranch.

Le magasin général...

Bonnie : à votre droite, c'est le magasin. Vous n'y trouverez pas le dernier chic parisien, mais l'essentiel y est.

John : C'est pratique. Je crois que je n'ai jamais vu de ranch avec son propre magasin.

Le corral...

Bonnie : Et voilà le corral. Celui-ci est pour les chevaux. Qu'en pensez-vous ?

John : Je ne suis pas un expert, mais il m'a l'air très bien.

Bonnie : Je parie que vous savez mieux voler les chevaux que les dresser.

John : Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?

Bonnie : Une première impression, ça ne s'oublie pas facilement.

La gare...

Bonnie : Voici la gare. Les choses ont bien changé depuis que la ligne de chemin de fer est arrivée. Les trains nous amènent toutes sortes de gens comme vous.

John : C'est si mauvais que ça ?

Bonnie : Le changement, c'est bien quand c'est pour le meilleur.

Et enfin, devant la grange...

Bonnie : Là, c'est la grange. Mon père l'a construite de ses mains quand j'étais toute petite. Nous voici revenus à la maison. Arrêtons-nous un peu avant de partir en patrouille.

John : Je ne vais pas me plaindre, miss MacFarlane.

John et Bonnie attellent leur chevaux et se dirigent vers la maison de cette dernière.

Bonnie : Je vous sers quelque chose, monsieur Marston ?

John : Merci, miss. C'est épuisant de monter à cheval après s'être fait tirer dessus. Je me reposerais bien un moment.

Bonnie : Bien sûr, entrez. Je vais vous montrer la maison et ensuite, vous pourrez souffler un peu.

John : Merci.

Après un repos bien mérité de quelques heures, Bonnie retourne voir John. Il fait nuit depuis peu.

Bonnie : Monsieur Marston.

John : Miss MacFarlane.

Bonnie : Vous vous souvenez, je vous ai dit qu'on avait des ennuis avec des voleurs de bétails et d'autres indésirables ?

John : Je m'en souviens.

Bonnie : Accepteriez-vous de m'aider à surveiller le domaine, ce soir ?

Bonnie tend à John une carabine à répétition.

John : Bien sûr.

Bonnie : Je veux simplement savoir qui s'introduit sur nos terres.

John : C'est une belle arme.

Bonnie : Allons-y. La campagne est magnifique à cette heure-ci.

Les deux personnes se dirigent vers leur monture respective et commencent leur ronde de nuit.

Bonnie : En route. Ouvrez bien l'oeil et tâchez de ne pas vous prendre une autre balle. Merci, Marston. Je me sens beaucoup mieux quand je ne suis pas seule.

John : Moi, je me sens beaucoup mieux depuis que j'ai un fusil.

Bonnie : Avec votre sens de la gâchette et mon intuition féminine, on fait une fine équipe.

Quand ils s'approchent du potager, Bonnie s'aperçoit que des lapins sont en train de dévorer les salades.

Bonnie : Bon sang ! Les lapins recommencent ! Venez, il faut nous en débarrasser une fois pour toutes ! Venez, vous allez pouvoir assouvir vos instincts sanguinaires. [...] Merci pour le coup de main. Ces lapins sont rusés. Remontons à cheval, on va voir ce qui se passe ailleurs. Allons-y, nous avons encore beaucoup de chemin à faire. Quand ce ne sont pas les voleurs de bétails, ce sont les lapins qui dévorent les récoltes.

John : La vie sur ces terres n'est pas facile. Vous devriez vous installer comme rentière dans une grande ville.

A cet instant, des coyotes font leur apparition. Les deux protagonistes se lancent à leur poursuite.

Bonnie : Attention, des coyotes ! Tuez-les avant qu'ils s'en prennent aux animaux ! [...] Je crois que c'était le dernier. Dommage qu'on ait perdu des poulets. Venez, je vous accompagne à votre chambre. Vous savez que vous manier plutôt bien le fusil ?

John : Disons que j'ai un peu d'expérience...

Bonnie : Peut-être que Williamson a eu de la chance, après tout.

John : La chance n'avait rien à voir là-dedans, miss.

Bonnie : Vous êtes très utile dans un ranch, en tout cas. Mais ne croyez pas que j'ai oublié ce qui vous a amené ici. Nous ferons de notre mieux pour vous aider.

John : J'apprécie votre geste, miss MacFarlane.

Puis, ils arrivent enfin à la cabane où John s'est réveillé un peu plus tôt dans la journée.

Bonnie : Nous y sommes. Merci pour votre aide, Marston. Je suis assez contente de vous avoir sauvé la vie. Reposez-vous, on se reverra demain matin.

John : Bonne nuit, miss MacFarlane.

John rentre dans son chalet tandis que Bonnie retourne chez elle.

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