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"La rencontre d'Eva" est une fanfiction du Rollback de Red Dead Redemption Wiki, Thebeat102.7.

SynopsisModifier

Cette section contient des Spoilers, des informations cruciales sur l'intrigue du jeu sont révélées.
Ceci comprend notamment les liens.

Eva Cortes est une prostituée d'une vingtaine d'années résidant à Casa Madrugada. Elle a bon fond mais multiplie les maladresses. Un soir elle va faire une rencontre qui va bouleverser sa vie.

Dans l'attente d'une vie meilleureModifier

Eva était accoudée au bar depuis maintenant un bon quart d'heure. Elle en était à son cinquième café et il était plus de minuit. La cantina s'était peu à peu vidée, il restait juste une tablée installée à côté du bar. Pour ne pas attirer trop l'attention, elle s'était assise tout au bout du comptoir et fixait les bouteilles de tequila posées sur l'étagère en face d'elle. Son client aurait dû arriver deux heures plus tôt, manifestement il avait dû avoir quelques ennuis sur la route.

Eva profita de la courte apparition du barman derrière son comptoir (il était installé à la dernière table occupée, en train de discuter avec des types peu recommandables) pour lui commander un autre café. Le dernier, se dit-elle, ensuite je monte me coucher. Le barman grogna, puis prépara un mélange qui ressemblait plus à un remède pour les articulations qu'à du café, et il retourna s'asseoir avec ses potes. Eva se surprit elle-même à ingurgiter la totalité de sa tasse à café, elle laissa tout de même l'affreux dépôt incrusté au fond de la tasse (faut pas exagérer).

Elle se leva, chercha dans ses poches un semblant de monnaie, mais ne trouva rien. Elle refouilla mais ne trouva toujours rien, pas le moindre petit dollar. Merde ! Comment est-ce que je vais payer cet abruti de barman ? En effet quand on entrait dans le saloon de Casa Madrugada, il était recommandé d'avoir une belle liasse de billets avec soi, voir deux. Le patron du bar ne se gênait pas pour vous faire passer un sale quart d'heure à la moindre consommation non-réglée, et ce n'était pas cette traînée d'Eva Cortes qui allait faire exception à la règle.

  • "Un problème mam'selle ? demanda le barman un chouilla ivre.
  • Je... je ne retrouve plus mon porte-monnaie, bafouilla-t-elle, j'ai dû l'oublier dans ma chambre, à l'étage."

Le barman se leva de sa chaise, mit un petit moment à trouver son équilibre, puis regarda Eva droit dans les yeux. Il n'avait pas l'air content.

  • "T'as une minute pour aller le chercher, et n'en profite pas pour filer, sinon tu sais ce qui t'attend."

Eva aquiesça, puis fila à toute vitesse dans sa chambre d'hôtel miteuse afin de récupérer son argent. Elle ouvrit la porte et se dirigea vers la petite commode en bois posée à côté de son lit. Elle l'ouvrit : seulement quelques centimes, pas de quoi payer ses consommations du soir. Bordel ! Où avait-elle mis ce putain de fric. Elle retourna littéralement toute sa chambre à la recherche du peu d'argent qui lui restait.

Eva avait passé la nuit avec un client plutôt aisé qui lui avait laissé un généreux pourboire, elle s'était donc faite plaisir toute la journée au bar du saloon et avait claqué presque tout son argent.

Après quelques minutes de recherches infructueuses, Eva dut se résoudre à redescendre au saloon. Elle angoissa à mort rien qu'à l'idée de devoir se pointer devant cette ordure de barman et lui annoncer qu'il allait devoir attendre pour son argent. Eva n'était pas une fille qui cherchait les emmerdes, même si, malgré elle, elle les accumulait.

La jeune femme poussa la porte de l'établissement avec une boule au ventre. En s'avançant vers la table où le barman était toujours installé, elle remarqua qu'un homme était au comptoir, assis sur le même tabouret de bar duquel elle s'était placée une vingtaine de minutes plut tôt. Il avait dû pénétrer dans le saloon en son absence car elle ne l'avait pas remarqué pendant sa brève altércation avec le patron du bar.

Dès qu'il la vit revenir, le barman se leva.

  • "J'espère pour toi que tu vas m'annoncer une bonne nouvelle."

Son assurance était déconcertante, en guise de réponse Eva baissa les yeux, son regard trahit sa crainte.

  • "Me dis pas que tu reviens sans mon putain de fric. J'ai horreur des gens qui pensent consommer sans payer."

C'est alors qu'il s'approcha de la jeune femme et lui flanqua une gifle monumentale. Eva s'écroula à terre cognant dans le même temps une chaise qui se trouvait à côté d'elle.

  • "Tu sais ce que j'en fait des sales putes dans ton genre ? Je les traîne dans la boue et ensuite, je m'en sers de femme de ménage."

Il voulut lui donner un coup de pied mais une vive douleur l'en empêcha ; il hurla comme un cochon qu'on venait de saigner et tomba à terre. Une balle venait d'être tirée, tout le monde se retourna vers l'inconnu qui était devant le bar. C'était lui qui venait de dégainer, Eva le reconnut aussitôt. C'était son client, il était enfin arrivé.

Entrailles et côtelettesModifier

Carlos était vraiment dans son élément. L'odeur du sang et de la chair, rien de mieux pour se sentir vraiment vivant. Carlos passait ses journées à l'abattoir dans lequel il travaillait, en fait il y passait ses journées et ses nuits, et ce n'était pas pour déplaire à son patron. Il avait développé depuis tout petit une passion pour la boucherie. Son père était boucher et il lui avait montré dès son plus jeune âge la meilleure manière de tuer un cochon dans une baignoire.

L'abattoir d'El Matadero était le plus grand de tout le nord du Mexique, ce qui faisait la fierté de Carlos. Si son père avait été toujours en vie, il l'aurait sûrement félicité. En réalité Carlos ne savait pas si son père était toujours vivant : la dernière fois qu'il l'avait vu, c'était il y a une dizaine d'années, un jour où des soldats de l'armée Mexicaine avaient débarqué dans la maison familiale et avaient emmené de force le père de Carlos, soi-disant parce que celui-ci était un révolutionnaire. Sa mère quant à elle s'était involontairement tranchée une artère en manipulant un couteau de boucher quelques années auparavant ; la pauvre n'avait pas survécu. Depuis cette époque, Carlos vivait parmi les carcasses de cochon, et il n'avait jamais été aussi heureux.

Le seul point négatif, c'était que Carlos devait à longueur de journée se coltiner ce type du nom de Mario. Ce dernier avait été embauché suite à l'agrandissement de l'abattoir. Il était l'homme à tout faire de l'entreprise : il faisait le ménage, nettoyait les couteaux, et dans ses meilleurs jours, (autrement dit jamais) aidait Carlos à s'occuper des carcasses de viande. Mario était vraiment un emmerdeur, et Carlos avait tenté de se plaindre plusieurs fois à son patron mais celui-ci n'avait rien voulu entendre. Sauf qu'aujourd'hui, Carlos avait décidé d'ouvrir sa gueule.

La journée avait été particulièrement éprouvante pour lui, outre les emmerdes que Mario lui avait fait subir à longueur de journée, Carlos avait rendu service à deux Américains qui étaient venus libérer une jeune Mexicaine des griffes de l'armée. La technique de Carlos était bien rodée : il devait attirer l'attention des gardes afin de laisser la voie libre aux deux protagonistes pour qu'ils puissent délivrer la jeune femme. Il s'était finalement fait prendre par les forces de l'ordre et s'en était miraculeusement sorti vivant, et libre qui plus est. De retour à l'abattoir, Carlos péta littéralement un plomb en voyant Mario affalé sur une chaise, en train de roupiller. Il n'était pas surpris de son attitude, mais les récents évènements de la journée avaient eu raison de son sang-froid.

  • "Alcalde ! Qu'est-ce que tu fous !"

Le bruit réveilla Mario qui, visiblement, ne savait plus où il était. Il fit mine de se mettre au travail comme si de rien n'était, mais Carlos n'avait pas l'intention de cotionner son comportement, pas cette fois.

  • "Alcalde ! Espèce d'enfant de salaud, c'est la dernière fois que je te vois piquer du nez dans cette baraque ! J'en peux plus de toi, je vais voir le patron, et crois moi qu'il laissera pas passer ça."

Carlos avait raison : le propriétaire de l'abattoir, un certain Juan de la Vara, était assez cool avec ses employés, mais s'il y avait bien une chose qu'il ne supportait pas, c'était qu'on se la coule douce en son absence.

  • "Tu fera pas ça. T'as pas le cran de le faire, répliqua Mario tout en s'approchant de Carlos."

Il pouvait vraiment inspirer la peur s'il le voulait et en vérité, Carlos avait un peu la trouille. Mais celui-ci, contrairement à d'habitude, ne se laissa pas faire : il avait eu une journée de merde et ce n'était pas cette petite frappe de Mario qui allait finir d'achever son moral.

  • "Casse toi d'ici, je veux plus te voir jusqu'à demain. Et réfléchi à ce que je t'ai dit.
  • C'est tout réfléchi, vieux con. J'me casse d'ici, répliqua Mario avec une pointe d'assurance, et c'est définitif, trouve toi un autre larbin pour faire le sale boulot. Moi j'ai fait ma dose."

Il alla chercher ses affaires et son fric, puis monta sur son vieux canasson. Ras-le-cul de ce rade de merde, direction Casa Madrugada.

Mario y avait rencontré là-bas une jeune fille forte-appétissante et affichant des tarifs plutôt bas. Il pouvait se permettre d'abandonner son job : ses deux semaines de travail à l'abattoir lui avaient rapporté assez d'argent pour tenir une bonne dizaine de jours. Et puis Mario faisait ce qu'il voulait : s'il avait envie de se défaire de son poste à l'abattoir, il le faisait ; à présent il se sentait libéré de cette pauvre tache de Carlos. Certes, Mario Alcalde n'était pas une bonne personne, mais c'était un homme libre.

Les retrouvaillesModifier

Quand Mario ouvrit la porte du saloon de Casa Madrugada, il se rendit bien vite compte de la mauvaise ambiance qui s'en dégageait. Une seule table était occupée par des habitués, Mario reconnut aussi le gérant du bar, un gros con avec qui (étrangement) Mario ne s'était jamais embrouillé. Tous le fixèrent, et Mario pris la décision de ne pas se faire remarquer : ces gars-là savaient se battre et ils étaient armés jusqu'aux dents. Il alla donc s'asseoir sagement au dernier tabouret installé devant le bar et commanda une tequila. Une tasse de café encore tiède était posée sur le comptoir, il la repoussa d'un geste de la main.

Le barman revint avec une bouteille de tequila et la posa devant Mario, celui-ci le paya et put enfin prendre un peu de repos. Mais alors qu'il commençait à somnoler, la conversation venant de la seule table occupée le tira de sa rêverie. Ces mecs-là parlaient d'une gonzesse qui ne voulait pas payer le patron ou un truc dans le genre ; Mario ne comprenait rien à ce qu'ils racontaient, mais soudain il entendit le nom d'Eva sortir de la bouche du barman. Eva, c'était le nom de la jeune fille avec qui Mario devait passer la soirée. Pour être franc, il l'avait un peu zappée et son arrivée tardive au saloon avait dû faire fuir la jeune femme. Mais est-ce que ces gars-là parlaient bien de cette Eva ? En tout cas ils n'avaient pas l'air de l'apprécier et Mario pensa une seconde qu'il avait très bien pu lui arriver malheur. Il essaya tant bien que mal de se reconcentrer sur sa bouteille de tequila, mais à peine eu-t-il le temps de la finir qu'il entendit des bruits de pas dans l'escalier qui menait à la cour extérieure ; puis la porte s'ouvrit. Mario jeta un bref coup d'oeil pour voir qui était rentré : c'était bien Eva Cortes, la prostituée que Mario avait rencontré quelques jours plus tôt.

Le barman se leva et questionna la nouvelle venue, celle-ci ne répondit pas, ou alors Mario n'entendit pas ce qu'elle venait de dire. Il entendit par contre ce qui s'ensuivit : une énorme gifle venait d'être donnée à Eva (Mario ne la vit pas, mais il en déduisit que c'était bien le barman qui avait frappé Eva et non l'inverse). Avant qu'un deuxième coup ne soit porté à la pauvre femme, Mario réagit : il sortit son six-coups, se retourna et tira sur le patron du bar. La balle transperça net le genou de l'homme qui, sous l'impact, ne put garder son équilibre ; il tomba violemment à terre. Il y eu un long silence pendant lequel tous fixèrent Mario. Puis en un instant il sauta par dessus le comptoir et eu juste le temps de baisser la tête avant que les types installés auparavant en compagnie du barman ne dégainent leur attirail. Preuve que ces gars-là n'étaient pas des amateurs : en un éclair ils renversèrent leur table afin de se protéger des éventuels tirs que Mario aurait pu donner. Leur arsenal était aussi convaincant ; revolvers Schofield et fusils Springfield faisaient partie de leur équipement. Eva eu le réflexe de se faufiler dans un coin de la salle. Si Mario voulait s'en sortir vivant, il allait devoir faire parler la poudre.

à suivre...

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