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"L'envers du hors-la-loi" est une fanfiction du Rollback de Red Dead Redemption Wiki, Thebeat102.7.

SynopsisModifier

Cette section contient des Spoilers, des informations cruciales sur l'intrigue du jeu sont révélées.
Ceci comprend notamment les liens.

Au tout début du XXème siècle, John Marston, hors-la-loi repentit, vit paisiblement aux côtés de sa femme et son fils. Mais le passé ne s'efface pas aussi facilement, et quand John entend frapper à sa porte un de ces matins ensoleillés, il sait que cette vie ne durera pas.

Un retour pressentiModifier

Ce n'était pas la première fois que John Marston s'attirait des emmerdes. Pourtant, personne ne lui avait parlé sur ce ton depuis qu'il avait quitté la bande de Dutch. L'homme qu'il avait en face de lui se prénommait Edgar Ross (du moins c'était ce qu'indiquait son insigne). C'était un homme relativement petit, seul son chapeau melon arrivait difficilement à réhausser sa petite taille. Sa grosse moustache broussailleuse trahissait son caractère d'emmerdeur, et John sût d'emblée en remarquant l'insigne du Bureau Fédéral de Blackwater que son quotidien allait être chamboulé. L'agent Ross prit la parole à l'instant même ou le cow-boy ouvrit la porte.

  • "Bureau Fédéral de Blackwater. Je suis l'agent Edgar Ross, voici l'agent Fordham. Etes-vous bien le dénommé John Marston ?"

Le ton de Ross indiquait clairement qu'il connaissait la réponse à sa question.

  • "Ca dépend pour qui."

Marston répondit avec un brin de méfiance. Il n'avait clairement pas l'habitude de parler à des représentants de la loi, pourtant il les connaissaient bien : de par le passé il avait eu quelques altércations avec des Marshals, Shériffs et autres enflures de ce genre. Il ne se priva donc pas d'être désagréable envers les deux hommes postés en face de lui.

  • "M. Marston, vous allez devoir nous suivre jusqu'au poste de police afin de remplir une série de formulaires, j'ai ici un mandat signé du gouverneur qui stipule que certaines informations vous concernant semblent être falsifiées.
  • Vous allez devoir m'excusez, mais j'ai du travail qui m'attend.
  • Ai-je oublié de préciser, coupa Ross, que nous serions dans l'obligation de saisir la totalité de vos biens en cas de refus d'obtempérer ?"

Edgar Ross bluffait : il n'avait aucune lettre du gouverneur en sa possession. John Marston n'avait pas vraiment le choix, il dut se plier aux ordres des deux agents fédéraux. La journée commençait bien.

Et pour quelques bandits de plusModifier

Leigh Johnson en avait plus qu'assez de la situation. Il faut dire qu'il avait des raisons de se plaindre, les citoyens d'Armadillo comptaient sur lui pour éradiquer tous ces enfoirés qui semaient la pagaille dans leur patelin. Le Marshal Johnson était en service depuis des années et il n'avait jamais vu autant de désordre (même en comptant ses premières années en tant qu'adjoint au Shériff dans une grande ville du Texas). La plupart des villageois critiquaient ses méthodes jugées non adaptées aux conditions actuelles. Toutefois Johnson faisait ce qu'il pouvait avec les moyens qu'on lui donnait ; ce n'était pas ses deux adjoints qui allaient chasser les dizaines de bandits résidant à Armadillo.

  • "$50 à celui qui me ramènera la tête de ce fumier !"

Voilà quelle était la phrase favorite du Marshal Johnson. Il ne s'en doutait pas, mais il allait bientôt recevoir une aide non négligeable.

L'homme qui tombe à picModifier

Le Bureau Fédéral était situé sur la place principale de Blackwater. C'était un bâtiment en briques rouges, de trois étages, visiblement récent. L'automobile s'arrêta sur le trottoir d'en face, il s'en fallut de peu pour qu'elle tombe en rade de carburant. Heureusement pour eux, Archer Fordham avait pensé à tout : il plaçait à chaque voyage un flacon d'essence à l'arrière de la voiture. Il était très fier de cette acquisition, une Ford de 1906 importée tout droit d'Europe. Archer chérissait cette bagnole presque plus que son fils, en fait, il la chérissait plus que son fils. Archer Fordham était le coéquipier d'Edgar Ross. Il s'agissait d'un homme avoisinant la trentaine, habillé de la même manière que son supérieur, avec un goût visiblement plus raffiné. C'était un homme plutôt sympathique au premier abord, sauf qu'il s'agissait d'un vrai lèche-cul, comme le gouvernement sait si bien les faire. Le dossier que lui et Edgar allaient traiter aujourd'hui serait un parfait exercice pour montrer un peu plus ses talents de fouineur. John Marston marqua le pas à une dizaine de mètres de l'entrée du bureau.

  • "Un problème, M. Marston ? demanda l'agent Ross au cow-boy.
  • Vous allez me dire pourquoi vous m'avez fait venir dans ce rade de merde ? Ne me dites pas que c'est seulement pour signer de la paperasse."

Le ton de John montrait qu'il commençait à se douter de quelque chose.

  • "M. Marston, ne rendez pas les choses encore plus compliquées qu'elles ne le sont. Vous allez vite comprendre ce que nous voulons de vous."

Ross parlait posément, contrairement à John qui s'impatientait. Puis les deux agents se dirigèrent vers l'escalier de marbre accolé au bâtiment.

En pénétrant à l'intérieur, John ne vit qu'un seul homme dans le hall de réception, c'était un vieillard à moitié endormit sur son bureau, Ross et Fordham n'y prétèrent aucune attention et montèrent aux premier étage, tous deux étaient suivi par John. Le premier étage du commissariat était impécablement rangé. Il comportait trois bureaux répartis dans toute la pièce, ainsi que quelques armoires et des trophées de chasse. Il y avait aussi un placard fermé par une porte en bois imposante. Arrivé devant son bureau, Edgar Ross se retourna et prit la parole.

  • "Je crois que nous nous sommes déjà rencontré de par le passé, M. Marston.
  • Non, je ne crois pas."

Ross marqua une pause, puis reprit avec une intonation de voix différente.

  • "Nous vous connaissons, John. Nous savons des choses que même vous avez oublié.
  • Ah ouais ? Vous êtes un genre de devin spirituel ?
  • Non, je suis un agent du gouvernement, ironisa Ross, et je vais me faire un plaisir de vous rafaîchir un peu la mémoire.
  • Allez-y, mais faite vite, j'ai du travail qui m'attend dans mon ranch.
  • Votre ranch, coupa Ross, c'est amusant que vous abordiez le sujet. Avec quel argent avez-vous financé vos terres ?
  • Où est-ce que vous voulez en venir ? interrogea Marston."

Il sentait que la situation ne jouait pas en sa faveur, d'ailleurs rien n'avait joué en sa faveur aujourd'hui.

  • Il est clair que vous avez dû amasser une belle somme d'argent afin de vous payer une ferme digne de ce nom, non ?"

John réfléchit, il n'avaitplus le choix, il devait dire la vérité.

  • "J'ai joué le rôle de funambule dans ma jeunesse, l'argent et les filles coulaient à flots.
  • Espèce de sale petite merde ! gueula l'agent Fordham, la situation ne le faisait pas rire du tout, mais il prenait un malin plaisir à monter sur ses grands chevaux, le nom de Dutch Van Der Linde ne te dit rien ? Celui de Bill Williamson non plus ? Combien de représentants de la loi avez-vous buté toi et ta jolie petite bande ? Combien de banques avez-vous braqué ? Tu croyais sans-doute pouvoir te ranger, hein ? Tu as oublié de payer, John, de payer ta dette au gouvernement !"

Archer avait de la poigne. Il savait pousser sa gueulante quand cela s'avérait nécessaire. En réalité c'était un lâche, un vrai fouille-merde au service des Nations-Unis, et il n'était malheureusement pas le seul.

Un éternel recommencementModifier

Edgar Ross passa toute la matinée à briefer John sur la mission que ce dernier devrait mener à bien s'il voulait revoir sa famille vivante. Les hommes qui étaient sous la direction de Ross avaient débarqué tôt ce matin dans le ranch de la famille Marston, ils n'eurent pas trop de mal à s'occuper d'Abigail et de Jack, respectivement la femme et le fils de John. Ce dernier quand à lui avait passé une nuit blanche. Il dormit dans une chambre minable d'un hôtel moisi, et avait du mal à se tenir droit devant les agents fédéraux.

La mission était simple : trouver Bill Williamson, le bandit le plus dangereux de l'état de New Austin, le capturer vivant et le ramener à la prison de Blackwater. S'il réussissait, John aurait le droit de revoir sa famille. Plus facile à dire qu'à faire pensa-t-il. En vérité c'était assez dangereux, voir complétement suicidaire : l'Amérique que John connaissait n'était plus la même, mais lui ne l'avait pas vu changer.

John ne voulait pas retourner une fois de plus son passé dans sa mémoire. Pour aller de l'avant il allait devoir regarder une énième fois dans son passé, et tourner la page ne serait pas suffisant. Il allait devoir la déchirer. A cet instant un bruit assourdissant le tira de ses pensées. Le bateau à aubes accostait au port de Blackwater.

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